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Grenoble : la libération du suspect crée la polémique

septembre 6, 2010

La libération de Monsif Ghabbour continue de provoquer un véritable tollé. Interpellé mardi, libéré jeudi, ce délinquant aurait participé le 12 juillet au braquage du casino d’Uriage-les-Bains (Isère) au cours duquel la police avait tué un malfaiteur, dont le décès avait entraîné de violentes émeutes à Grenoble.

Monsif Ghabbour a été mis en examen pour « vol à main armée » et « tentative d’homicide volontaire » sur des policiers. Le parquet et le magistrat instructeur ont demandé son incarcération, mais le juge des libertés et de la détention (JLD) de Grenoble a remis en liberté le suspect. Cette décision a déclenché l’ire de syndicats de police et un tonnerre de protestations à droite.

Un climat d’offensive sécuritaire

Nicolas Sarkozy la juge « difficilement compréhensible ». Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a fait part de sa « très vive indignation ». La chancellerie a demandé au parquet de Grenoble de faire appel de la décision du JLD. Quant à l’opinion publique, elle s’étonne, voire pour une partie d’entre elle, proteste, qu’un homme contre lequel pèsent des « indices graves et concordants » bénéficie d’un traitement clément.

Ces réactions peuvent s’expliquer dans la mesure où la préfecture de Grenoble a présenté Monsif Ghabbour comme un coupable quasi certain dans une affaire sensible où les enquêteurs ont la pression du résultat. Un peu hâtivement? « L’avenir le dira, mais le JLD a dû estimer au vu des éléments précis de la procédure que le dossier n’était pas assez étayé pour justifier un placement en détention », décrypte un magistrat.

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