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La guerre des bandes fait rage à Marseille

septembre 6, 2010

Les deux hommes criblés de balles par trois meurtriers armés de fusils d’assaut, samedi soir, viennent allonger la liste des morts, par arme à feu, enregistrés depuis le début de l’année à Marseille (Bouches-du-Rhône). «Ce sont les 8 e et 9 e homicides commis par arme à feu de gros calibre, cette année dans cette ville, commente Jacques Dallest, le procureur de la République de Marseille. A cela, il faut ajouter la commission d’une bonne douzaine de tentatives d’assassinats du même genre, toujours cette année, dans la cité phocéenne. C’est une criminalité liée aux trafics des cités et plus particulièrement au trafic de drogue. Le double homicide commis samedi est probablement un règlement de comptes entre trafiquants. On ne peut s’empêcher d’y voir un lien avec le triple meurtre du mois de janvier dans les quartiers Nord. » « Le type d’armes utilisées, l’extrême violence exercée et les implications des victimes dans des réseaux de trafiquants de stupéfiants conduisent à un rapprochement entre ces deux affaires de meurtres », confie une source proche de l’affaire.

Une lutte qui dure depuis plus d’un an Le 27 janvier, vers minuit, le conducteur et les quatre passagers d’une Peugeot 405 qui circulent dans le quartier Sainte-Marthe sont pris sous le feu nourri d’un commando, muni d’armes de guerre et de revolvers de gros calibre. « Plusieurs hommes sont arrivés en voiture et à moto avant de faire feu sur leurs cibles avec des kalachnikovs et des armes de poing de calibres 9 mm et 11,43, précise encore la même source. Trois des cinq victimes prises pour cibles ont été tuées sur le coup. » Les deux autres, âgées de 23 ans et 24 ans, parviennent à s’échapper avant d’être secourues, dans un état sérieux. Les trois jeunes décédés, âgés de 19 ans, 22 ans et 32 ans, étaient connus des services de police. Rapidement, les enquêteurs apprennent que ces crimes s’inscrivent dans une lutte opposant, depuis le mois de juin 2008, deux groupes de trafiquants de stupéfiants, installés dans deux cités sensibles Les Lauriers et Les Cyprès du XIII e arrondissement marseillais. « Il y a d’un côté, les Gitans, et de l’autre, les Africains, rapporte un proche du dossier. Même si cette répartition ethnique n’est pas exclusive. Des personnes d’origines diverses appartiennent à ces deux gangs. » A la fin du mois de juin, les policiers parviennent à identifier les auteurs de ce triple homicide. Sept suspects sont interpellés à Marseille, Fréjus et Les Issambres (Var). Placés en garde à vue, ils ont nié les faits reprochés. Mis en examen, ils ont tous été

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